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mercredi 10 février 2010

Les couches de protocoles Bluetooth et la mise en réseaux de senseurs










légendes de la fig. 2.1
BT device = périphérique bluetooth
L1: couche matérielle
L2: couche logicielle
L3: réseau internet
BNEP: Bluetooth Network Encapsulation Protocol
PPP: Point to Point Protocol
SDP: Service Discovery Protocol
LL: Logical Link
L2CAP: Logical Link Control and Adaptation Protocol
LMP: Link Management Protocol
SDP: Service Discovery Protocol

"A strong market presence of Bluetooth technology makes it as a good candidate for building up large scale sensor networks. As most of Bluetooth devices are battery powered, the initial specifications of Bluetooth have been designed with low power consumption in mind. The low duty cycle of Bluetooth devices could be pushed forward to make it small enough to be useful for energy constrained sensors and actuators. It has already caught attention of the IEEE 1451.5 standard committee which is considering it as one of the candidates for wireless interface in smart sensors." (p.88)

mardi 15 septembre 2009

La différence entre représentation et information


Fig. 1 - Mutations informationnelles (la différence entre représentation et information) p.14

"Pour un ingénieur du XIXe siècle qui disposerait du dessin et souhaiterait produire l'objet, tout resterait à faire: construire des outils, une ligne de production, remédier à des défauts structurels qui n'apparaissent que dans la production et l'usage, et ceci même si on a déjà produit d'autres engrenages à partir d'autres dessins (...). Entre le dessin et l'engrenage, il y a des dizaines de millions d'euros d'aujourd'hui et un univers immense de pratiques. D'autre part, l'information présente dans le dessin y est "enfermée". (...)

A l'opposé, entre l'information que donne une séquence génétique et la molécule "support" de cette information dans l'univers biologique la ressemblance iconique a disparu, mais un lien beaucoup plus intime existe, celui qui fait que par simple commande à travers Internet synthétiser de l'ADN pour quelques centimes d'euro par base et en séquencer pour quelques fractions de centime d'euro par base (coût en réduction continue). Evidemment, l'ADN (en tant que molécule) doit circuler dans l'une des deux directions en tant qu'objet physique, ce qui fait une différence fondamentale avec le champ que j'appelle de l'information pure." (p.14)

ISBN 2296042767, 9782296042766

mardi 28 avril 2009

Quand Google dit "non"


Un travail de Constant Dullaart

Ce qui est drôle c'est que le moteur fonctionne. Cliquez sur les résultats, testez ce web fou, et dites-moi combien de temps vous tenez...

Update: autre détournement, la page d'accueil Google s'effondrant par une étrange force de gravité. Etonnant de voir comme le moteur continue de fonctionner, tout tas qu'il est devenu... (lien vu chez Affordance)

mardi 10 février 2009

"Comment le web change le monde" (2/2)

Les idées principales (sélection personnelle):

"Webacteurs" - "Ce livre leur est consacré".

Apparition d’une "dynamique relationnelle" (liens, réseaux, relations) du web d'aujourd'hui, face à une "mécanique institutionnelle" et des héritages plus traditionnels.

• Exposé de "l'individualisme réticulaire" mis en avant par Barry Wellmann, avec l’évocation d’une "communauté réticulaire".

Ce sont une "intelligence collective" et une "sagesse des foules" qui émergent et qui tendent à effrayer "les tenants d'un mode de pensée traditionnel", à défier "les structures et les modes de fonctionnement traditionnels des pouvoirs". Pisani-Piotet discutent alors la tension qui résulte de cette résistance venant des institutions traditionnelles et parlent de "poussée relationnelle".

Ils soulignent, en conclusion du chapitre 2, la tendance d'une "efficacité relationnelle" à rechercher dans les réseaux virtuels.

"Folksonomie" (de "folk" et "taxonomie"), l’art de donner de l’intelligence collective aux données, ou l’art du "tagging". étiquetage et classement par les webacteurs, qui permet de naviguer de façon plus intuitive dans les "nuages de tags".

"Mashup" application composite, sorte de "mix" d’applications. Exemple: l’utilisation du code de Google Maps dans des listes de petites annonces, afin de rendre l’usage d’un site plus pratique.

De plus en plus nos données sont hébergées "dans les nuages": sur des serveurs distants, des plateformes telles que Flickr, Youtube ou Google Docs.

"Always on", toujours connectés, "les usagers n’ont plus de raison de se limiter à l’essentiel. Ils peuvent (...) jouer avec tout ce qu’on leur propose (...) et ne se gênent pas pour le faire".

Le "crowdsourcing", littéralement: "externalisation de la production à la foule". Cela consiste à attribuer à un groupe de personnes indéterminées une tâche habituellement réalisée à l’intérieur d’une organisation. Pôle extrême du web participatif.

"Sagesse des foules" ou "intelligence collective" ? "Tout le monde n’est pas d’accord". On leur oppose "bêtise des foules", "maoïsme digital", "culte des amateurs". Quoiqu’il en soit, un "bouleversement [est] en cours dans les rapports entre individus et groupes". Belle passe des auteurs à Clay Shirky pour départager les équipes: "Puisque la vie sociale implique une tension entre la liberté individuelle et la participation à des groupes, les changements introduits par les ordinateurs et les réseaux sont, de ce fait, en tension."

Répliques de Nicholas Carr qui parle d’"Amoralité du web 2.0" : "par nécessité, nous devons considérer l’internet comme une force morale, pas comme un simple ensemble inanimé de machines et de logiciels". Selon lui "la logique économique du web participatif (...) est dangereuse dans les faits (...) pour la simple raison qu’elle fonctionne mieux pour exploiter que pour émanciper."

Pisani-Piotet reconstruisent leur jeu, explicitent le choix de l’expression "alchimie des multitudes", "alchimie" préférée à "sagesse" ou "intelligence", "multitudes" suggérant mieux l’hétérogénéité et la diversité des webacteurs que "foules" ou "collective".

"[L’ alchimie des multitudes] repose sur cinq éléments que l’on trouve rarement tous ensemble, mais dont le kaléidoscope des associations possibles est incroyablement riche.": "Accumuler des données", "miser sur la diversité", "compiler/synthétiser", "mettre en relation" et "délibérer".

Les "effets de réseaux": "la valeur d’un réseau technologique (...) croît plus vite que le nombre de ses participants."

Retour sur la "longue traîne" de Chris Anderson, théorie qui a un peu morflé depuis, mais qui reste intéressante.

"L’absence de liens entre documents constitue la norme" dans les intranets d’entreprises ou d’administrations. "Les barrières ne sont pas techniques" mais "organisationnelles et politiques, donc difficiles à dépasser."

"Une entreprise liquide", voire gazeuse, "dont les frontières se dissipent et qui tire de la valeur de la libre circulation des données, bien plus que de leur maîtrise". Déplacer le point de vue : "trop concentrés sur les nodes du réseau, points de convergences des flux de l’entreprise, et sur les outils, points de traitement des données circulant, oublions-nous de regarder les flux eux-mêmes ?"

"Graphe", représentation d’un ensemble de liens entre des "nodes" (points de connexions).

Le "graphe social", ensemble des relations de toutes les personnes dans le monde, est le concept phare de Mark Zuckerberg, fondateur de facebook.

Après le www (world wide web), le temps du GGG, ou graphe global géant, est venu. Après le réseau d’ordinateurs (internet), les liens entre documents (web), la 3e étape s’intéresse au réseau social lui-même. "La façon dont je suis connecté, pas la façon dont mes pages web sont connectées. Nous pouvons utiliser le mot graphe maintenant pour le distinguer du Web" selon Tim Berners-Lee.

Berners-Lee va plus loin et voit le graphe social comme celui de nos actions. "notre amitié avec telle ou telle personne est moins importante que ce que nous faison concrètement ensemble et ce que nous échangeons...". Il met l’accent "sur les connexions au niveau granulaire plus que sur l’ensemble, (...) approche moins totalisante que le social graph de toutes les relations humaines tel que l’entend Mark Zuckerberg"

jeudi 5 février 2009

"La révolution numérique" Guerres d'aujourd'hui, guerres à venir 4/5

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mercredi 4 février 2009

"La révolution numérique" Eclatement et dommages collatéraux 3/5

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"La révolution numérique" Nouvelles frontières 2/5

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"La révolution numérique" Entretiens 1/5

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vendredi 30 janvier 2009

"Comment le web change le monde" (1/2)


Un jour ce livre est apparu dans ma boîte aux lettres, dans une belle enveloppe renforcée mousse, affranchie en courrier prioritaire (6 euros). C’était un samedi printanier, le 24 mai 2008. Je l’ai reçu en cadeau comme 230 blogueurs du net qui l'ont simplement demandé.

J'étais alors un récent (mais régulier) lecteur du blog de Francis Pisani, Transnets. L'un des deux auteurs de ce bouquin. Il annonçait cette généreuse distribution dans son billet du 25 avril 2008 en esquissant la contrepartie souhaitée:
"Dans cette économie qui se cherche, une contrepartie honorable pourrait être que ceux et celles qui le reçoivent en parlent sur leur blog… pour en dire exactement ce qu’ils en pensent."

Ce billet est probablement le dernier parmi les blogs invités à parler de "Comment le web change le monde" (hiérarchie de mon agenda oblige). J'espère qu'il ne sera pas le moins bon (je n'ai chaussé mes bottes de 7li.eu que tout récemment, et le temps qu'elles prennent la forme de mes grands pied fougueux...).

Voici donc, en toute futilité :
- Les phrases fortes ou drôles
- J’ai aimé /moins aimé, petite synthèse critique
- Les idées principales (2e billet)

Les phrases fortes ou drôles
• "Nous sommes tous des webacteurs" (p.47)

• "C’est terrible, je sais tellement de choses – dans les moindres détails - sur les amis qui sont sur les mêmes réseaux que moi que nous n’avons plus rien à nous dire quand nous nous retrouvons. Je sais déjà tout ce qu’ils font. Ils m’ennuient." Mary Hodder (p.50)

• "Dès lors que nos données sont hébergées dans «les nuages», se pose la question de l’accès. L’économiste et essayiste américain Jeremy Rifkin l’avait annoncé, en prédisant l’arrivée de l’âge de l’accès". (p.70)

• "Digg.com ou la beauté du vote" (p.93)

• "Tout est divers, la puissance du nouveau désordre digital" David Weinberger (1) (p.95)

• "Les systèmes de tags sont ambigus par nature. Les arbres sont bien organisés, les tas de feuilles sont du fouillis." David Weinberger (2) (p.96)

• "Getty Images, la plus puissante agence d’images du monde, a racheté iStockPhoto début 2006 pour 50 millions de dollars en alléguant que, quitte à se faire cannibaliser par la concurrence, autant que ce soit une affaire interne." (p.109)

• "le chemin conduisant le plus sûrement à l’intelligence passe par la bêtise massive" Stewart Brand (p.124)

• "[Andrew] Keen présente les individus lambda qui s’expriment sur le web, vous et nous, comme des singes (dont les lois du hasard prétendent qu’ils pourraient écrire un roman s’ils tapaient assez longtemps sur une machine à écrire)." (p.129)

• "Autre exemple, le site de gestion de fonds mutualisés Marketocracy.com. Plutôt que d’embaucher, à prix d’or, quelques dizaines d’experts pour analyser tous les flux d’informations et prendre les bonnes décisions d’investissement, le site demande à 70'000 petits investisseurs de gérer des portefeuilles virtuels. Il prend ses décisions d’investissement en analysant et en agrégeant les décisions de ses milliers d’experts amateurs. Il est plus performant que tous les indices de référence. Et ses coûts sont évidemment minimes." (p.197)

• "[Google] a gagné une compétition de traduction automatique du chinois à l’anglais et de l’arabe à l’anglais organisée par Darpa (Defense Advanced Research Projects Agency), l’agence du Pentagone pour la recherche. Or, aucun spécialiste du chinois ou de l’arabe ne travaille sur ce projet. Ils n’ont même pas de nouveaux algorithmes. Ils ont simplement plus de données. Ce qui ne marche pas quand les bases de données ont des millions de mots marche vraiment bien quand elles en ont des milliards." Tim O’Reilly (p.239)

• "... depuis un nombre croissant de lieux et de situations, nous pouvons avoir accès à un monde d’informations et de loisirs bientôt aussi riche (ou plus) et infiniment plus cool que celui que nous avions devant nos ordinateurs et nos télés." (p.241)

J’ai aimé
- une candeur toute américaine
- un livre foisonnant
- des solides visions d’avenir
- l’écriture en binôme invisible

J’ai moins aimé
- une candeur toute américaine
- le concept du livre en 3 parties, en étapes, d’aujourd’hui vers le futur
- les redites du chapitre 8

Petite synthèse critique
Pisani-Piotet entrent dans la littérature "à quatre mains", après Deleuze-Guattari («L’Anti-Œdipe - Capitalisme et schizophrénie», «Mille Plateaux - Capitalisme et schizophrénie 2») et Hardt-Negri («Empire»), entre autres. Ces prédécesseurs, qui semblent d’autant plus brillants que leurs livres sont anciens (allez savoir pourquoi), sont d’ailleurs cités dans "Comment le web change le monde". Le bouquin décrit les phénomènes du web "participatif" de façon pragmatique, franche et fraîche. C'est à saluer.
Il ne parle (presque) pas des dérives du web comme bric-à-brac mondial, supermarché du sexe, du surplus d’images et de vidéos de mauvaise qualité, de tout l’inutile qu’on cherche à nous vendre, non, et ce n’est peut-être pas le sujet. Mais le propos de Pisani-Piotet, en étant souvent très factuel, frise parfois la naïveté d'une carte météo, et certains paragraphes risquent de vieillir plus rapidement que d’autres. Le style du livre hésite entre le polycopié de cours universitaire et la frénésie philosophique pénétrée des temps à venir. En balançant plus nettement du côté de celle-ci, le livre aurait pu me passionner sur toute la longueur et faire œuvre de vérité littéraire. Permettez-moi enfin, en modeste alchimiste, de formuler un autre titre : «Comment le monde change le web – la multitude des alchimies».